Nouvel an chinois 2016 : l’année du Singe de feu !

Ce lundi 8 février 2016, le Singe remplacera la Chèvre
猴年大吉 ! Je vous souhaite une bonne année du Singe.

banner-annee-singe-feu-2016 -crédits : signe chinois.com

Crédits photo : signe chinois.com

Dans cet article, je vous parlais déjà du calendrier lunaire, c’est ce calendrier qui est à la base de l’astrologie en Chine.
2016 est l’année bǐngshēn 丙申 (33ème année du cycle sexagésimal en cours).

Bǐng 丙 = 3ème des dix rameaux célestes, associé au feu 火 et à la couleur rouge – yang, représente le soleil 太阳.

Shēn 申 = 9ème des branches terrestres, associé à l’or 金, représente le singe.
所以,2016是火红猴年。

2016 est donc l’année du singe de feu, la couleur associée est le rouge (couleur très bénéfique en Asie). Une année a priori positive !

Le signe du Singe est assez côté en Chine.
C’est un signe yang, alors que la Chèvre est yin… Je vous laisse regarder le site « signe chinois.com » pour en savoir plus.

Dans les arts, l’animal  a inspiré un personnage dans l’un des grands classiques de la littérature chinoise « Le Voyage vers l’Occident » / « La Pérégrination vers l’Ouest » (Xi you Ji,西遊記), de Wou Tcheng-en : Sun Wukong, le Roi singe.
Voici quelques visages de ce personnage au cinéma …

monkey king 2

Le film  « Monkey King 2‬ » avec Gong Li et Aaron Kwok sera visible dans quelles salles de cinéma en France à partir du 10 février 2016. Je vous laisse consulter le site du distributeur Sinociné pour avoir plus d’informations sur le film et les séances.

 

 

Vous voulez fêter le Nouvel An ? Vous pouvez assister au Défilé du Nouvel an Chinois à Paris.

新年快乐 !

 

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« Au-delà des Montagnes » de Jia Zhang-ke

Vous trouverez ici un court avis  sur « Au-delà des Montagnes » de Jia Zhang-ke

J’ai beaucoup aimé ce film, on peut même dire que c’est un coup de cœur. « Au -delà des montagnes » atteint d’ailleurs des sommets dans mon top 10 cinéma de 2015.

montagnes

Shan he gu ren est une oeuvre incontournable qui nous livre une réflexion sur la Chine, sur la perte des racines, l’uniformisation de la culture au niveau mondial. Un mélo fleuve qui se déroule en trois temps sur 25 ans .

L’interprétation et la structure du films sont remarquables. Jia Zhang-ke a également soigné la photographie et le son…

Bien sûr, on pourra formuler des reproches, comme un côté mélo prononcé et quelques passages superflus (ou dont le sens peut nous avoir échappé.)

Cela n’en reste pas moins le meilleur film que j’ai vu cette année en provenance d’Asie.

A mon sens, ce film méritait une récompense au Festival de Cannes 2015.

***

Titre original : Shan He Gu Ren

Autre titre :  Mountains may depart

Film de Jia Zhangke avec Zhao Tao, Yi Zhang, Jing Dong Liang, Sylvia Chang

2 h 06 min. Sortie : 23 décembre 2015. Drame.

Mountains_May_Depart

 Mon avis à lire et écouter (podcast de Séance Radio) se trouve  ici :

L’Avant-Scène Cinéma consacré à A Touch of Sin et au cinéma chinois à la Librairie du Cinéma du Panthéon

La Librairie du Cinéma du Panthéon vous invite en effet le Mardi 13 octobre 2015 à 18h30…
Yves Alion et Raymond Delambre présenteront  L’Avant-Scène Cinéma N° 625 consacré à « A Touch of Sin » et au cinéma chinois !

affiche-a-touch-of-sin

« Yves Alion, responsable de L’Avant-Scène Cinéma, a proposé au spécialiste jiazhangkeien
Raymond Delambre, de chapeauter le N° 625 consacré à A Touch of Sin et au cinéma chinois.
Le film de Jia Zhang Ke constitue à la fois un révélateur concernant la République populaire de Chine
et une illustration pour un certain cinéma d’auteur.
Que dit la représentation cinématographique d’une société, d’une époque, d’une économie ? Les
réponses, plurielles, mobilisent tant l’esthétique, la sociologie que la géopolitique, conjointement à
l’étude thématique.
L’Avant-Scène Cinéma intègre en l’espèce un panorama des cinéastes, dont les Hongkongais et
Taïwanais : non seulement ceux habitués aux festivals occidentaux, mais aussi les réalisateurs aux
productions effectivement vues par les Chinois. Le large spectre, de Sun Yu à Lou Ye, remet en cause
le discours des indépendance et dissidence. »

Au sommaire :
A Touch of Sin, tableau de la Chine d’aujourd’hui, par Raymond Delambre
Les figures de la révolte, par Antoine Coppola
Entretien avec Shozo Ichiyama, producteur japonais
25 cinéastes chinois d’aujourd’hui, par Raymond Delambre et la rédaction de L’ASC (dont Pierre-
Simon Gutman, rédacteur en chef adjoint)
Le cinéma chinois : un paysage ondoyant, par Raymond Delambre
La Chine, puissance cinématographique de demain (voire d’hier), par Raymond Delambre
Découpage, par Laurent Aknin et René Marx

Raymond Delambre est conservateur en chef, sinologue et cinélogue, spécialiste du cinéma
asiatique, diplômé de sciences politiques, programmateur. Collaborateur de CinémAction,
Monde Chinois, Nouvelle Asie, outre L’ASC. Prochain ouvrage : un Dictionnaire amoureux du
cinéma chinois. Aussi Dramaturge lauréat de la Fondation franco-japonaise Sasakawa et de
l’aide à la création octroyée par le ministère de la culture.

affiche avant scène
La Librairie du Cinéma du Panthéon
[Cinélittérature]
15, rue Victor-Cousin 75005 Paris – RER B « Luxembourg », Métro Ligne 10 « Cluny – La Sorbonne »
Ouvert du lundi au samedi de 11h à 20h tél. : 01 40 46 02 72
contact@cinelitterature.fr
http://cinelitterature.fr

« 108 Rois-Démons », film d’animation de Pascal Morelli d’après « Au Bord de l’eau »

Ce 21 janvier sort au cinéma une coproduction franco-chinoise : « 108 Rois-Démons » ! Ce film d’animation de Pascal Morelli s’inspire librement du roman fleuve chinois « Au Bord de l’Eau » (1700 pages !), datant du 14e siècle.

108

crédits photos : (c) Gebeka films

Le synopsis est le suivant : « Les Rois-Démons terrorisent tout le pays.Pour vaincre ces monstres, il faudrait avoir le courage de cent tigres, la force de mille buffles, la ruse d’autant de serpents.
Le jeune prince Duan n’a que ses illusions romanesques et de l’embonpoint.
Zhang-le-Parfait n’a que son bâton de moine et tout un tas de proverbes incompréhensibles. La petite mendiante Pei Pei n’a que son bagout et son grand appétit.
Mais surtout, le prince Duan, le vieux moine et la petite mendiante ne savaient pas qu’il était impossible de vaincre les Rois-Démons.

Alors ils l’ont fait ! »

(in DP)

Mon avis complet et positif se trouve ici.

Cela donne envie de s’intéresser de plus près au roman initial, « Au bord de l’eau » ou de lire le livre tiré du film…

Pour en savoir plus sur Au bord de l’eau (chinois simplifié : 水浒传 ; chinois traditionnel : 水滸傳 ; pinyin : Shuǐhǔ Zhuàn ; Wade : Shui³hu³ Zhuan⁴),, c’est ici

Cinéma : avis sur « Coming home » (Gui lai, 归来) de Zhang Yimou

Voici mon avis sur  » COMING HOME »… Vous pouvez retrouver un avis plus détaillé sur mon blog cinéma.  Le dernier film de Zhang Yimou, sorti en France le 17 décembre dernier, est très émouvant avec des beaux moments de cinéma.

coming-home-Gong Li

 » Gong Li dans « Coming home » (c) Arp Distribution

SYNOPSIS :  « Lu Yanshi, prisonnier politique, est libéré à la fin de la Révolution Culturelle. Lorsqu’il rentre chez lui, il découvre que sa femme souffre d’amnésie. Elle ne le reconnaît pas et chaque jour, elle attend le retour de son mari, sans comprendre qu’il est à ses cotés. »

AVIS :

 » Elle attend qu’il revienne.
Il attend qu’elle se souvienne. « 

affiche Coming home

Ces deux belles phrases, qui accompagnent l’affiche du film, résument bien cette histoire pathétique adaptée du roman, »The criminal Lu Yanshi  » de Gelin Yan.

Zhang Yimou , cinéaste prolifique et expérimenté ( entre autres   » Le Sorgho Rouge », « Epouses et concubines » , « La Cité Interdite » , « Vivre »… et le controversé « The Flowers of War » avec Christian Bale qui n’est pas sorti en France sauf dans un festival à ma connaissance)  réalise ici une œuvre d’une grande sobriété qui est avant tout, une histoire d’amour avec, pour cadre, la Révolution culturelle chinoise.

Tout au long du film, on ressent le contraste entre la tendresse qui a uni ce couple et la brutalité du contexte politique.
Gong Li  entre dans la peau de Feng Wan Yu. Elle se montre sans artifices. Elle a trouvé le ton juste pour incarner une femme atteinte d’une amnésie » psychogène  » selon le diagnostic médical exprimé dans le film. Libre au spectateur d’interpréter les raisons exactes de son amnésie, le réalisateur donne cependant deux pistes qui peuvent expliquer cette perte de mémoire.
Ayant observé des malades atteints de cette pathologie avant d’interpréter ce rôle délicat , l’actrice a constaté qu’ils arboraient souvent un certain  sourire… C’est pourquoi, elle affiche souvent un sourire radieux alors que sa vie n’est que désastre.
Les scènes où Wan Yu se rend à la gare pour chercher son époux sont poignantes. Certains les trouveront un peu trop répétitives et ennuyeuses… Pour ma part, j’ai trouvé que cette répétition faisait grandir l’intensité dramatique !
C’est un film sur le retour, retour du mari après 20 ans d’absence, retour de l’enfant prodige qui avait été chassée du foyer…
Le mari, Lu Yanshi, est incarné par Daomin Chen qui est bouleversant. La scène où il joue au piano est magnifique et illustre un des plus beaux exemples jamais vus au cinéma de la force de l’amour inconditionnel.

Le portrait de l’enfant prodige, Dan Dan  – dont la carrière prometteuse de danseuse a été compromise en raison de la position politique de son père)- est très intéressant…
Huiven Zhang interprète avec beaucoup de sensibilité cette jeune fille au destin brisé.

C’est un film désespéré, très triste.
Mais il faut aller le voir car Zhang Yimou a filmé avec finesse et subtilité, hormis l’histoire d’amour très touchante, un contexte historique très marquant.
La musique est belle et la photographie très soignée. « COMING HOME » de Zhang Yimou est un film émouvant avec de vrais moments de cinéma. A voir !  N’hésitez pas à compléter ce visionnage par « Huo Zhe » (Vivre ! ) du même réalisateur, toujours avec Gong  Li… deux bobines complémentaires sur l’histoire d’un couple pris dans les méandres de l’Histoire.

« Coming home » (Gui lai,  归来)

Réalisé par Zhang Yimou (Chine)

Avec Chen Daoming et Gong Li

Durée: 1h49

Sortie : 17 décembre 2014

Distribué en France par ARP Sélection

Note : Coming  Home ne représente pas la Chine aux Oscars (il s’agit finalement du franco-chinois « Promeneur d’Oiseau » de Philippe Muyl , il a été présenté au Festival de Cannes et a obtenu le Prix du Public au Festival du Film Romantique de Cabourg.

Shadows, le Festival du cinéma indépendant chinois, édition 2014

Shadows est un festival consacré au cinéma chinois, indépendant ou underground (en mandarin, cinéma se dit ombres électriques…).

Ce festival est l’occasion de voir des œuvres rares, indépendantes, films de tous genres – fiction, documentaire, animation et expérimental… une quinzaine de bobines sera présentée au total. Il y aura aussi des rencontres et des débats.
Comme les années précédentes, rendez-vous à Paris, fin novembre, au Studio des Ursulines.

©Maël Boutin – www.mael-boutin.com

 

 

Bande annonce :

  • Pour en savoir plus :

FESTIVAL SHADOWS 中国独立电影

Cinéma indépendant chinois
Studio des Ursulines
10, rue des Ursulines
75005 Paris
RER: Luxembourg

 

 

Via le genoudeclaire :

Shadows, le Festival du cinéma indépendant chinois, édition 2014.

[Interview] Raymond Delambre à propos de Wang Bing à l’occasion de « Wang Bing – Jaime Rosales, Cinéastes en correspondance »

Voici une interview de Raymond Delambre, auteur et lauréat du prix Cinéma au Bal de Paris 2013, réalisée par Oushinet (le plus grand groupe de presse chinois en Europe). Les premières secondes sont en mandarin, le reste dans la langue de Molière.

Cliquez ici :

http://video.oushinet.com/html/channel2/201405/1817.html

Dans cette courte vidéo, le lauréat du prix Cinéma au Bal de Paris nous parle de l’œuvre du cinéaste Wang Bing (王兵 ) à l’occasion d’une exposition organisée au Centre Pompidou : « Wang Bing – Jaime Rosales, Cinéastes en correspondance » (lien sur cette exposition passée).

Wang Bing (via Allociné © Ad vitam)

On pouvait y voir des installations vidéo de Wang Bing (dont Crude Oil, 14 heures de film tourné dans un site d’extraction de pétrole), ses photographies et l’intégrale de ses films (Les Trois Sœurs du Yunnan, A l’ouest des rails, le Fossé... )
L’occasion d’en apprendre un peu plus sur Wang Bing, artiste hors normes et sans concession.

Copyright

Claire Fayau, 2011
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