Nouvel an chinois 2016 : l’année du Singe de feu !

Ce lundi 8 février 2016, le Singe remplacera la Chèvre
猴年大吉 ! Je vous souhaite une bonne année du Singe.

banner-annee-singe-feu-2016 -crédits : signe chinois.com

Crédits photo : signe chinois.com

Dans cet article, je vous parlais déjà du calendrier lunaire, c’est ce calendrier qui est à la base de l’astrologie en Chine.
2016 est l’année bǐngshēn 丙申 (33ème année du cycle sexagésimal en cours).

Bǐng 丙 = 3ème des dix rameaux célestes, associé au feu 火 et à la couleur rouge – yang, représente le soleil 太阳.

Shēn 申 = 9ème des branches terrestres, associé à l’or 金, représente le singe.
所以,2016是火红猴年。

2016 est donc l’année du singe de feu, la couleur associée est le rouge (couleur très bénéfique en Asie). Une année a priori positive !

Le signe du Singe est assez côté en Chine.
C’est un signe yang, alors que la Chèvre est yin… Je vous laisse regarder le site « signe chinois.com » pour en savoir plus.

Dans les arts, l’animal  a inspiré un personnage dans l’un des grands classiques de la littérature chinoise « Le Voyage vers l’Occident » / « La Pérégrination vers l’Ouest » (Xi you Ji,西遊記), de Wou Tcheng-en : Sun Wukong, le Roi singe.
Voici quelques visages de ce personnage au cinéma …

monkey king 2

Le film  « Monkey King 2‬ » avec Gong Li et Aaron Kwok sera visible dans quelles salles de cinéma en France à partir du 10 février 2016. Je vous laisse consulter le site du distributeur Sinociné pour avoir plus d’informations sur le film et les séances.

 

 

Vous voulez fêter le Nouvel An ? Vous pouvez assister au Défilé du Nouvel an Chinois à Paris.

新年快乐 !

 

Publicités

« Au-delà des Montagnes » de Jia Zhang-ke

Vous trouverez ici un court avis  sur « Au-delà des Montagnes » de Jia Zhang-ke

J’ai beaucoup aimé ce film, on peut même dire que c’est un coup de cœur. « Au -delà des montagnes » atteint d’ailleurs des sommets dans mon top 10 cinéma de 2015.

montagnes

Shan he gu ren est une oeuvre incontournable qui nous livre une réflexion sur la Chine, sur la perte des racines, l’uniformisation de la culture au niveau mondial. Un mélo fleuve qui se déroule en trois temps sur 25 ans .

L’interprétation et la structure du films sont remarquables. Jia Zhang-ke a également soigné la photographie et le son…

Bien sûr, on pourra formuler des reproches, comme un côté mélo prononcé et quelques passages superflus (ou dont le sens peut nous avoir échappé.)

Cela n’en reste pas moins le meilleur film que j’ai vu cette année en provenance d’Asie.

A mon sens, ce film méritait une récompense au Festival de Cannes 2015.

***

Titre original : Shan He Gu Ren

Autre titre :  Mountains may depart

Film de Jia Zhangke avec Zhao Tao, Yi Zhang, Jing Dong Liang, Sylvia Chang

2 h 06 min. Sortie : 23 décembre 2015. Drame.

Mountains_May_Depart

 Mon avis à lire et écouter (podcast de Séance Radio) se trouve  ici :

Nouvel an chinois : 2015, l’année de la Chèvre de Bois !

La nouvelle année selon le calendrier lunaire chinois  a débuté le 19 février 2015 et s’achèvera le 7 février 2016. En Chine, les festivités durent en général 15 jours soit du 19 février au 5 mars 2015.
image

2015 est l’année de la Chèvre de Bois. Pour rappel, la  Chèvre (ou le Mouton, ou le Bélier) est le signe de toutes les personnes nées en 1907, 1919, 1931, 1943, 1955, 1967, 1979, 1991, 2003, et en 2015, donc !(Pour rappel,  le calendrier chinois est ici.)
Dans l’astrologie chinoise, la Chèvre est un signe associé à la créativité, mais aussi à la docilité. Il parait même que certains parents préfèrent que leur enfant naisse sous le signe précédent, celui du Cheval, associé à plus de dynamisme, de force et d’ambition…

L’année de la Chèvre devrait être une année plus paisible que celle du Cheval, selon les astrologues.

Ce dimanche, j’ai décidé de me rendre au traditionnel défilé du Nouvel An.

Sachez aussi que le musée national des arts asiatiques – Guimet vous invite à découvrir les traditions liées au Nouvel an ce dimanche 22 février.

Je cite : « Un parcours autour des symboles de bon augure est à découvrir dans la salle centrale Chine du deuxième étage.

Dégustez des Fortune Cookies à la fin de votre visite et découvrez ce que l’avenir vous réserve ! Remis au comptoir d’accueil du musée. »


« Samedi 21 et dimanche 22 février :
Célébrations Gratuites du Nouvel an au musée :

Programme des animations gratuites :

Marmite de contes chinois
Contes de la tradition populaire et fables taoïstes farfelues nous  emmènent dans le monde des conteurs de la Chine ancienne. Fabienne Thiéry raconte ces histoires truculentes et pour chacune des marmites, les ingrédients varient pour faire goûter la saveur du jour…

A partir de 7 ans
Dans la rotonde de la bibliothèque du 1er étage
Samedi et Dimanche à 15H et 16H30
Durée : 45 minutes

Parcours signes de Bon Augure pour les Adultes et les Enfants
Un parcours autour des symboles de bon augure est à découvrir dans la salle centrale Chine du deuxième étage. Un livret jeu pour les enfants accompagne ce parcours. Disponible sur simple demande en caisse.

Salles Chine 2e étage
Sur présentation au comptoir d’accueil du livret jeu rempli, votre enfant repart avec un cadeau !

Signature, mini-conférences et dégustation de Thé Guimet à la Librairie-boutique du musée
Signature autour de l’ouvrage « La Fille du Calligraphe » de Zandonella Caterina, sélectionné pour le « Prix des Incorruptibles » du livre jeunesse dans la catégorie 7-8 ans. A cette occasion, une sélection de planches de son livre sera exposée dans la librairie-boutique
15h à 18h

Mini-conférences autour d’une sélection de moulages d’art-asiatique Princesse à la pomme, Danseuse chinoise, Cavalier chinois, Cheval chinois
15h30 à 17h30
Durée : 20 minutes

Librairie-Boutique
Samedi de 15h à 18h
Des dégustations de Thé Guimet viendront agrémenter cet après-midi.

Danse du lion dans les salles du musée
Selon une légende, la danse de lion serait apparue dans un village près de Foshan à la fin de la dynastie Qing pour contrer les bêtes féroces qui attaquaient le village.
Rez-de-chaussée
Samedi et dimanche 11h30 et 12h30
Durée : 20 minutes environ
Performance par LWS Pak Mei

Remise de Fortune Cookies à la fin de la visite
Venez déguster un Fortune Cookie à la fin de votre visite. Ce biscuit chinois que l’on trouve dans les restaurants chinois aux Etats-Unis et au Canada, renferme une maxime ou une prédiction…
Au comptoir d’accueil du Musée
En partenariat avec Vitasia »

Cinéma : avis sur « Coming home » (Gui lai, 归来) de Zhang Yimou

Voici mon avis sur  » COMING HOME »… Vous pouvez retrouver un avis plus détaillé sur mon blog cinéma.  Le dernier film de Zhang Yimou, sorti en France le 17 décembre dernier, est très émouvant avec des beaux moments de cinéma.

coming-home-Gong Li

 » Gong Li dans « Coming home » (c) Arp Distribution

SYNOPSIS :  « Lu Yanshi, prisonnier politique, est libéré à la fin de la Révolution Culturelle. Lorsqu’il rentre chez lui, il découvre que sa femme souffre d’amnésie. Elle ne le reconnaît pas et chaque jour, elle attend le retour de son mari, sans comprendre qu’il est à ses cotés. »

AVIS :

 » Elle attend qu’il revienne.
Il attend qu’elle se souvienne. « 

affiche Coming home

Ces deux belles phrases, qui accompagnent l’affiche du film, résument bien cette histoire pathétique adaptée du roman, »The criminal Lu Yanshi  » de Gelin Yan.

Zhang Yimou , cinéaste prolifique et expérimenté ( entre autres   » Le Sorgho Rouge », « Epouses et concubines » , « La Cité Interdite » , « Vivre »… et le controversé « The Flowers of War » avec Christian Bale qui n’est pas sorti en France sauf dans un festival à ma connaissance)  réalise ici une œuvre d’une grande sobriété qui est avant tout, une histoire d’amour avec, pour cadre, la Révolution culturelle chinoise.

Tout au long du film, on ressent le contraste entre la tendresse qui a uni ce couple et la brutalité du contexte politique.
Gong Li  entre dans la peau de Feng Wan Yu. Elle se montre sans artifices. Elle a trouvé le ton juste pour incarner une femme atteinte d’une amnésie » psychogène  » selon le diagnostic médical exprimé dans le film. Libre au spectateur d’interpréter les raisons exactes de son amnésie, le réalisateur donne cependant deux pistes qui peuvent expliquer cette perte de mémoire.
Ayant observé des malades atteints de cette pathologie avant d’interpréter ce rôle délicat , l’actrice a constaté qu’ils arboraient souvent un certain  sourire… C’est pourquoi, elle affiche souvent un sourire radieux alors que sa vie n’est que désastre.
Les scènes où Wan Yu se rend à la gare pour chercher son époux sont poignantes. Certains les trouveront un peu trop répétitives et ennuyeuses… Pour ma part, j’ai trouvé que cette répétition faisait grandir l’intensité dramatique !
C’est un film sur le retour, retour du mari après 20 ans d’absence, retour de l’enfant prodige qui avait été chassée du foyer…
Le mari, Lu Yanshi, est incarné par Daomin Chen qui est bouleversant. La scène où il joue au piano est magnifique et illustre un des plus beaux exemples jamais vus au cinéma de la force de l’amour inconditionnel.

Le portrait de l’enfant prodige, Dan Dan  – dont la carrière prometteuse de danseuse a été compromise en raison de la position politique de son père)- est très intéressant…
Huiven Zhang interprète avec beaucoup de sensibilité cette jeune fille au destin brisé.

C’est un film désespéré, très triste.
Mais il faut aller le voir car Zhang Yimou a filmé avec finesse et subtilité, hormis l’histoire d’amour très touchante, un contexte historique très marquant.
La musique est belle et la photographie très soignée. « COMING HOME » de Zhang Yimou est un film émouvant avec de vrais moments de cinéma. A voir !  N’hésitez pas à compléter ce visionnage par « Huo Zhe » (Vivre ! ) du même réalisateur, toujours avec Gong  Li… deux bobines complémentaires sur l’histoire d’un couple pris dans les méandres de l’Histoire.

« Coming home » (Gui lai,  归来)

Réalisé par Zhang Yimou (Chine)

Avec Chen Daoming et Gong Li

Durée: 1h49

Sortie : 17 décembre 2014

Distribué en France par ARP Sélection

Note : Coming  Home ne représente pas la Chine aux Oscars (il s’agit finalement du franco-chinois « Promeneur d’Oiseau » de Philippe Muyl , il a été présenté au Festival de Cannes et a obtenu le Prix du Public au Festival du Film Romantique de Cabourg.

[Lecture] Tête-bêche de LIU Yichang

J’ai lu ce roman dans le cadre du Club des Lectrices. Nous avions choisi le thème de l’Asie et il se trouve que c’est « Tête Bêche » (對倒) qui a recueilli le plus de voix – dont la mienne, car j’avais très envie de découvrir cet auteur chinois et de comprendre en quoi il avait inspiré le cinéaste Wong Kar Wai. Voici donc mon avis ( sans filet car je ne retrouve plus mes notes prises il y a quelques semaines !)tetebeche
L’œuvre de Liu Yichang (劉以鬯) aurait en effet influencé Wong Kar-wai pour son film « In the mood for love »…  Peut -être mais personnellement, je n’ai pas trouvé de points communs entre les deux oeuvres – à part la ville de Hong Kong.

Il n’y a pas d’intrigue dans « Tête Bêche ». D’ailleurs le pitch nous avait prévenus : « Un homme, une femme. Il est vieux, elle est jeune. Ils parcourent les mêmes lieux, croisent les mêmes personnes, sans jamais se rencontrer. Lui est habité par le passé, ses souvenirs heureux à Shanghai. Elle est une jeune écervelée qui s’éveille à la sensualité, aspire à être regardée, adulée. Hong-Kong est leur miroir. Ce Hong-Kong des années soixante, en pleine mutation, jungle de gratte-ciel où règne l’insécurité.
Ce roman novateur, à l’écriture musicale, met l’accent sur l’explosion sensorielle des différents langages : celui des corps, de la ville, de la lumière, du temps, des désirs et du rêve. »

L’auteur nous emmène en promenade dans le port des parfums, mais aussi en voyage dans la tête de deux individus que tout sépare sur le papier, mais que les sensations, ressentis et les « aventures » qu’ils vivent les rapprochent… Correspondances, affinités électives, hasard, autant de thèmes abordés par Liu Yichang.

L’écrivain de 95 ans (né à Shanghai en 1918) arrive aussi bien à nous intéresser à son héros fatigué, solitaire et âgé qu’à sa jeune héroïne rêveuse, paresseuse et tourmentée par ses désirs naissants.

Il ne faudrait pas oublier le dernier « personnage » de ce roman : la  ville de Hong Kong. On a l’impression d’y être… je me souviens que j’avais noté les noms de quartiers et des stars chinoises présents dans le roman.  (Fait amusant : Alain Delon y est cité plusieurs fois comme parangon de beauté masculine.)

« Tête Bêche » est une lecture singulière, empreinte d’un style assez unique (alternant descriptions précises, pensées et sensations des personnages, mais aussi dialogues du quotidien.)

Je vous recommande ce roman : c’est une lecture dépaysante, facile et assez apaisante, même si on y trouve de la mélancolie et de la nostalgie.

En savoir plus sur l’auteurAVT_Yichang-Liu_8835

Liu Yichang (lien vers Babelio.com)

Résumé de l’éditeur

«Tête-bêche est un terme français utilisé en philatélie pour désigner deux timbres reliés entre eux et imprimés en sens inverse l’un de l’autre. Pour moi, tête-bêche, c’est aussi l’intersection des temps.» Un homme, une femme. Il est vieux, elle est jeune. Ils parcourent les mêmes lieux, croisent les mêmes personnes, sans jamais se rencontrer. Lui est habité par le passé, ses souvenirs heureux à Shanghai. Elle est une jeune écervelée qui s’éveille à la sensualité, aspire à être regardée, adulée. Hong-Kong est leur miroir. Ce Hong-Kong des années soixante, en pleine mutation, jungle de gratte-ciel où règne l’insécurité. (Philippe Picquier)

Quelques suggestions de littérature chinoise contemporaine

Pour Le club des lectrices, nous avons dressé une liste de livres en provenance de Chine.

– Quatre livres de Yan Lianke
– Beijing coma de Ma Jian
– Trois soeurs de Bi Feiyu
– Love in a fallen city de Eileen Chang

tetebeche

Je suis en train de terminer la lecture de « Tête-bêche » de Liu Yichang (1972), le roman que nous avons choisi. Ce livre qui a inspiré ( mais de loin) « In the Mood For Love » de Wong Kar-wai . Un roman atypique, sans réelle intrigue…Un peu de patience, je vous en ferai le compte-rendu plus tard sur ce blog !

J’enchaînerai certainement avec « Les Aveugles » de Bi Feiyu – en attendant son hypothétique sortie au cinéma !

blindmassage1

 

Voici l’affiche des « Aveugles » (Blind Massage in English), le nouveau film signé Lou Ye  en attendant… On en reparle bientôt, enfin j’espère ! Cela devrait nous changer de films noir et polar comme « Black coal ».

Avis de lecture : « Voguant vers l’avenir lumineux » de Fan Tong

J’ai reçu, dans le cadre de Masse critique de Babelio , »Voguant vers l’avenir lumineux ».
Le titre m’intriguait, le lieu de l’histoire, Hong Kong, m’attirait. D’autant plus qu’il me semblait que l’auteur évoquerait l’année 1967 et la tentative de révolution communiste.
Drôle d’écho à la révolution des parapluies qui se déroule actuellement dans l’ancienne concession britannique, « le port des parfums ».

 

J’ai appris en lisant une autre critique que Fan Tong était le pseudonyme de François Boucher, ancien assistant parlementaire, journaliste et auteur de polars dont le héros s’appelle le commissaire Wang.

(Je note la référence pour  plus tard, peut-être serai- je plus convaincue que par ce court roman.D’ailleurs on doit suggérer un polar comme prochain electure commune dans mon club de lecture…)

On sent que l’auteur a vécu en Chine (en fait il y réside depuis  20 ans), il décrit bien le quartier de Wan Chai – un plan du district est d’ailleurs présenté en introduction.

Mais tout m’a semblé superficiel. Je n’ai pas vraiment réussi à rentrer dans cette lecture, ni à éprouver de la sympathie pour les personnages… Cependant j’ai bien aimé le personnage de Roger, marchand d’armes en quête de rédemption, et  j’ai bien compris la détresse de  la jeune terroriste Siu Fung /Hung Kei.

Le personnage du flic frustré est juste détestable. Peut-être que je ne suis pas rentrée en empathie avec les personnages parce que  l’ouvrage est court ? (130 pages,  30 chapitres ). Je n’ai pas trop aimé la résolution de l’intrigue.

Le style est assez atypique, souvent trivial, parfois plus soutenu…

Pour information, le titre plutôt poétique vient d’un discours de Mao promettant un avenir lumineux, texte que vous trouverez en version bilingue en guise de préface.

Au final, comme vous l’aurez compris, mon avis est plutôt mitigé sur ce roman qui n’est sans intérêt mais qui n’est pas parvenu à me convaincre totalement. J’essaierai peut-être les enquêtes du commissaire Wang.

Un grand merci à Babelio et aux éditions du Non-agir , sans qui je n’aurai probalement jamais découvert ce livre.

Avis express sur « Onze fleurs » de Wang Xiaoshuai

Retour sur les « Onze fleurs « de Wang Xiaoshuai (dont le prochain film sera présenté à la Mostra de Venise) « Onze fleurs » est   récemment passé sur ARTE. C’est donc l’occasion d’écrire un avis express !
Le pitch :

À la fin de la Révolution culturelle chinoise, un garçon de 11 ans rencontre un meurtrier en fuite… Une chronique subtile, filmée à hauteur d’enfant, par l’auteur de « Beijing Bicycle » et « Shanghai dreams ».’

Avis express :

En Chine, dans les années 70, quelques mois avant la mort de Mao. Le jeune Wang Han, 11 ans, vit dans une ville industrielle dans la province de Guizhou.
A travers le regard d’un enfant, c’est toute une époque -révolue- qui défile. Chants révolutionnaires, petit livre rouge, restrictions… Mais aussi jeux d’enfants et bêtises entre copains. Le résultat donne un film assez contemplatif (quelques baisses de rythme) mais l’ensemble est touchant. La photo du film est belle, avec un prélude en noir et blanc… L’interprétation est très bonne en sus. L’acteur qui joue le père artiste de Wang Han notamment.

Mon article en entier se trouve ici, sur mon autre blog consacré au cinéma .

ONZE FLEURS

Réalisation et scénario : Wang Xiaoshuai

Pays : Chine, France
Année : 2011
Avec :
Yan Ni
Wang Jingchun
Liu Wenqing
Zhong Guo Liuxing
Zhang Kexuan
Lou Yihao

Idées lectures sur la Chine

Voici quelques idées de lectures piochées au gré de mes promenades dans le Quartier Latin et au Salon du livre 2014 (la ville de Shanghai était à l’honneur cette années et de nombreux écrivains chinois étaient invités.)

Lectures sur Shanghai / Salon du Livre 2014

Le stand « shanghaien » du Salon du Livre regorgeait d’animations et de livres :  j’ai rencontré Bi Feiyu alors que justement je lui parlais de lui à moitié en chinois et en anglais … Ce n’est qu’en lisant son nom sur le badge que j’ai découvert qui il était !  Idem avec un autre auteur chinois, le romancier et scénariste Lu Nei cette fois (j’ai assisté à une de ses conférence le lendemain ).

J’ai acheté « les Aveugles »( « Tui na ») de Bi Feiyu, j’en ai profité pour me le faire dédicacer. Il est question d’une adaptation au cinéma de ce roman. A suivre… le  roman commence très bien, on y parle d’aveugles qui exercent le métier de masseurs.

Quatrième de couverture :

« Bi Feiyu a fait un pari audacieux, qui donne un livre totalement singulier. Il a voulu raconter aux voyants que nous sommes une manière de voir le monde que nous n’imaginons même pas, celle des non-voyants. Voici donc l’histoire d’une confrérie de masseurs aveugles spécialisés dans les massages thérapeutiques relevant de la médecine traditionnelle chinoise. Une petite communauté dont nous découvrons la vie et les coutumes, comment ils travaillent, tombent amoureux, espèrent en un avenir meilleur, dans des récits vifs et savoureux, où ils se montrent souvent drôles, parfois lyriques, cupides, touchants, si semblables à nous et pourtant d’une indéfinissable étrangeté. Bi Feiyu a songé à ce livre pendant vingt ans avant d’entreprendre sa rédaction, cherchant dans la fiction les moyens de rendre justice aux non-voyants qui l’ont inspiré et l’ont impressionné par leur recherche du bonheur, souvent plus joyeuse et volontaire, dit-il, que celle des voyants. »

J’ai ajouté à ma pile à lire « La Cendrillon du Canal » de Liu Xinwu. Un petit Folio à  2 euros… Le type même du bouquin que l’on peut feuilleter dans le métro… Le titre complet est « La Cendrillon du canal/Poisson à face humaine »:  en effet le recueil comprend deux nouvelles. La traduction est signée Roger Darrobers, une référence pour toute personne qui apprend la langue chinoise.

Par contre, l’histoire n’est pas très joyeuse comme nous l’apprend la quatrième de couverture : « Caimei, parce qu’elle souffre d’une tumeur qui la défigure, vient de perdre son emploi de servante. Lombric, papi Dong, Bottes-de-cheval et Shunshun pourront-ils l’aider à réunir la somme exorbitante nécessaire pour son opération ? Une femme reconnaît dans le chauffeur de taxi qui la conduit à l’aéroport l’homme qu’elle a aimé vingt ans plus tôt pendant la Révolution culturelle. Le temps du trajet, entre frustration et nostalgie, elle se rappelle. Deux émouvants portraits de femmes par l’un des grands écrivains chinois contemporains. »

 

La Cendrillon du Canal de Liu Xinwu

> En savoir plus sur Amazon : La cendrillon du canal/Poisson à face humaine

D’autre part, et ceci n’est pas de la fiction, j’ai lu un essai sur la ville de Shanghai et de Hong Kong et leurs relations avec le cinéma.
Une lecture cinéphile , sinophile bien intéressante : « Shanghai- Hong Kong, villes de cinéma » de Christophe  Falin. Avis de lecture ici .

 

Et si vous en voulez encore plus, voici quelques idées de lectures glanées dans une librairie du Quartier Latin ( quelle belle devanture.) Le thème était : « La Chine et les Chinois vus d’ailleurs ». Il y a du Victor Ségalen,du Leiris, du Simon Leys ( quel joli titre  » Le bonheur des petits poissons » !)…
2014-07-15 12.30.23 2014-07-15 12.29.51 2014-07-15 12.29.34 2014-07-15 12.29.11
Une autre librairie du quartier mettait à l’honneur l’auteur de polars Qiu Xialong dont j’ai beaucoup  aimé « Mort d’une héroïne rouge »…

Voilà une autre idée de lecture et d’article !

 

***

A lire également (sur les écrans de Claire ): [Compte rendu] Salon du Livre 2014, le temps d’un week-end !.

« Le Promeneur d’Oiseau » de Philippe Muyl

Depuis plus de trente ans, le monde chinois connaît de profondes mutations économiques, politiques, sociales, culturelles…
Présenté au festival du film asiatique de Deauville en mars 2014, « Le Promeneur d’Oiseau », coproduction franco-chinoise, nous offre un portrait de la Chine contemporaine à travers l’histoire de trois générations.Cette petite merveille sort ce mercredi 7 mai sur nos écrans !
Avis ci-dessus (publié également sur les Écrans de Claire, mon autre blog)

Lors de La Grande séance du 6 mai, j’ai pu parler de mon coup de cœur pour le film « Le Promeneur d’Oiseau » de Philippe Muyl. affiche
Il s’agit de la seconde coproduction officielle franco -chinoise et de la première à être réalisée par un Français, en Chine, en mandarin et avec des acteurs chinois.

Philippe Muyl nous offre un vision de la Chine intéressante et assez juste il me semble à travers l’histoire d’une famille chinoise.
Un beau film plein de délicatesse et dépaysant, à voir en famille ! C’est un film qui fait du bien, tout en délicatesse. Pas de scène de ménage, de cris, de violence. Un peu à la manière de « Tel père tel fils », les acteurs sont tout en retenue. Qin Hao est le grand-père qu’on aimerait tous avoir ! La petite fille, atteinte du syndrôme du Petit Empereur, quitte son confort de princesse, et s’ouvre à la vie en découvrant la Nature et les valeurs de son « yeye » (grand-père). Les parents eux, sont accaparés par leur travail, leur carrière et dans le stress du quotidien… A moins que…
A priori on pouvait s’attendre à des clichés sur un conflit familial et une réconciliation. Le film est plus subtil que cela. On y parle de transmission, de mode de vie différents, et d’amour… tout simplement.
Ajoutez à cela une superbe photographie et des paysages dépaysants. A la mégalopole Pékin s’opposent les paysages du Guanxi (on y aperçoit la minorité ethnique Dong). Au mode de vie traditionnel du grande-père s’ opposent le stress et la technologie moderne. Yin et yang. Tout s’opposent et pourtant tout est complémentaire.

Bref, une petite merveille pour tout public.

 

LE PROMENEUR D’OISEAU

Sortie : 7 mai 2014
Réalisateur : Philippe Muyl
Avec : Li Baotian, Li Xiao Ran, Qin Hao, Yang Xin Yi
Genre : comédie dramatique
Durée : 01h40min

Synopsis :
Afin de tenir la promesse faite à sa femme, Zhigen décide de retourner dans son village natal pour y libérer son oiseau, unique compagnon de ses vieilles années. Il prévoyait de faire ce périple en solitaire, mais on lui confie Renxing, sa petite-fille, jeune citadine gâtée, contrainte de partir avec lui. Au cours de ce voyage aux confins de la Chine traditionnelle, dans une nature magnifique, la petite fille va découvrir de nouvelles valeurs, et particulièrement celles du coeur.

 

Bande annonce  : 


Enhanced by Zemanta

Previous Older Entries

Copyright

Claire Fayau, 2011