Cinéma : avis sur « Coming home » (Gui lai, 归来) de Zhang Yimou

Voici mon avis sur  » COMING HOME »… Vous pouvez retrouver un avis plus détaillé sur mon blog cinéma.  Le dernier film de Zhang Yimou, sorti en France le 17 décembre dernier, est très émouvant avec des beaux moments de cinéma.

coming-home-Gong Li

 » Gong Li dans « Coming home » (c) Arp Distribution

SYNOPSIS :  « Lu Yanshi, prisonnier politique, est libéré à la fin de la Révolution Culturelle. Lorsqu’il rentre chez lui, il découvre que sa femme souffre d’amnésie. Elle ne le reconnaît pas et chaque jour, elle attend le retour de son mari, sans comprendre qu’il est à ses cotés. »

AVIS :

 » Elle attend qu’il revienne.
Il attend qu’elle se souvienne. « 

affiche Coming home

Ces deux belles phrases, qui accompagnent l’affiche du film, résument bien cette histoire pathétique adaptée du roman, »The criminal Lu Yanshi  » de Gelin Yan.

Zhang Yimou , cinéaste prolifique et expérimenté ( entre autres   » Le Sorgho Rouge », « Epouses et concubines » , « La Cité Interdite » , « Vivre »… et le controversé « The Flowers of War » avec Christian Bale qui n’est pas sorti en France sauf dans un festival à ma connaissance)  réalise ici une œuvre d’une grande sobriété qui est avant tout, une histoire d’amour avec, pour cadre, la Révolution culturelle chinoise.

Tout au long du film, on ressent le contraste entre la tendresse qui a uni ce couple et la brutalité du contexte politique.
Gong Li  entre dans la peau de Feng Wan Yu. Elle se montre sans artifices. Elle a trouvé le ton juste pour incarner une femme atteinte d’une amnésie » psychogène  » selon le diagnostic médical exprimé dans le film. Libre au spectateur d’interpréter les raisons exactes de son amnésie, le réalisateur donne cependant deux pistes qui peuvent expliquer cette perte de mémoire.
Ayant observé des malades atteints de cette pathologie avant d’interpréter ce rôle délicat , l’actrice a constaté qu’ils arboraient souvent un certain  sourire… C’est pourquoi, elle affiche souvent un sourire radieux alors que sa vie n’est que désastre.
Les scènes où Wan Yu se rend à la gare pour chercher son époux sont poignantes. Certains les trouveront un peu trop répétitives et ennuyeuses… Pour ma part, j’ai trouvé que cette répétition faisait grandir l’intensité dramatique !
C’est un film sur le retour, retour du mari après 20 ans d’absence, retour de l’enfant prodige qui avait été chassée du foyer…
Le mari, Lu Yanshi, est incarné par Daomin Chen qui est bouleversant. La scène où il joue au piano est magnifique et illustre un des plus beaux exemples jamais vus au cinéma de la force de l’amour inconditionnel.

Le portrait de l’enfant prodige, Dan Dan  – dont la carrière prometteuse de danseuse a été compromise en raison de la position politique de son père)- est très intéressant…
Huiven Zhang interprète avec beaucoup de sensibilité cette jeune fille au destin brisé.

C’est un film désespéré, très triste.
Mais il faut aller le voir car Zhang Yimou a filmé avec finesse et subtilité, hormis l’histoire d’amour très touchante, un contexte historique très marquant.
La musique est belle et la photographie très soignée. « COMING HOME » de Zhang Yimou est un film émouvant avec de vrais moments de cinéma. A voir !  N’hésitez pas à compléter ce visionnage par « Huo Zhe » (Vivre ! ) du même réalisateur, toujours avec Gong  Li… deux bobines complémentaires sur l’histoire d’un couple pris dans les méandres de l’Histoire.

« Coming home » (Gui lai,  归来)

Réalisé par Zhang Yimou (Chine)

Avec Chen Daoming et Gong Li

Durée: 1h49

Sortie : 17 décembre 2014

Distribué en France par ARP Sélection

Note : Coming  Home ne représente pas la Chine aux Oscars (il s’agit finalement du franco-chinois « Promeneur d’Oiseau » de Philippe Muyl , il a été présenté au Festival de Cannes et a obtenu le Prix du Public au Festival du Film Romantique de Cabourg.

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Livres de photographies sur la Chine

En me promenant à Paris ( chez Gibert Joseph), j’ai repéré deux ouvrages de photographies consacré à l’Empire du Milieu

Voici leur couverture et quelques informations.

Le premier :

La Chine des minorités  ou les peuples des brumes de Dany Herbreteau

Photos des provinces du Fujian, Guizhou, Hunan, Guanxi …

minorités en chine herbreteau

« Dany Herbreteau, auteur et photographe, est née à Paris mais a passé la quasi-totalité de sa vie à Genève. Dès le début des années 1980, elle parcourt le monde avec Jacques-Yves, son mari, vers l’Asie, l’Afrique, l’Amérique du Sud, le Moyen-Orient, l’Océanie, à la rencontre des peuples de l’Ailleurs. Elle a réalisé de nombreux reportages pour des magazines tels qu’Animan, Grands-Reportages, l’Illustré, Trajectoire, Echo-Magazine… Elle est également l’auteur d’un livre : Peuples de Chine. édité en 2009.
Dany Herbreteau a fait une quinzaine de voyages en Chine profonde à la rencontre des peuples minoritaires du Sud-Ouest qu’elle a pu découvrir grâce à l’aide d’un guide et d’un ethnologue local rencontré aux premiers temps de ses voyages, très surpris de son intérêt pour ces populations rurales et montagnardes dont certaines ne sont même pas recensées par le gouvernement chinois, et qui avait pu lui obtenir des autorisations spéciales pour accéder à des régions alors fermées aux étrangers. » (résumé via la FNAC)

Vous pouvez également vous procurer La Chine des minorités ou les peuples oubliés (Yunan-Sichuan)

du même auteur.

Lien FNAC

Le second : China Now
Photos d’artistes chinois sous la direction de Yann Layma
china now
Présentation via la librairie le Phénix et la Maison de la Chine
 » Auteurs de nombreux livres sur la Chine, Yann Layma vient de publier « China Now », un ouvrage qui présente le travail de 15 jeunes photographes chinois et qu’il dédicacera à La Maison de la Chine.
A travers un choix de 140 photographes, ce livre dévoile la société chinoise actuelle avec ses interrogations, son exode rural massif vers les grandes mégapoles, le retour de la culture et des religions locales… Un portrait fidèle d’une Chine actuelle qui saisie sur le vif ses évolutions et ses richesses.  »

J’ai feuilleté l’ouvrage, c’est assez étonnant,souvent amusant, plus centré sur les Chinois que sur les paysages.

– Pour commander China Now , rendez-vous sur le site du Phénix  (je vous conseille la newsletter) ou dans vos librairies.

[Vie de blog ] Bilan de l’année 2014

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2014 de ce blog.

En voici un extrait :

Un tramway de San Francisco peut contenir 60 personnes. Ce blog a été visité 1 700 fois en 2014. S’il était un de ces tramways, il aurait dû faire à peu près 28 voyages pour transporter tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Comme vous pourrez le constater, j’ai peu publié cette année… Je suis beaucoup plus active sur la page Facebook de E-Chine,  où vous pourrez trouver des liens vers des vidéos et articles. le nombre de fans a bien augmenté cette année, et j’en profite pour vous remercier chers lecteurs de me suivre également sur ce réseau social !

J’ai une activité « bloguesque » plus importante sur d’autres sites, et donc il arrive que je parle cinéma chinois non pas sur ce blog, mais sur « Les écrans de Claire« .

Je pense publier un peu plus en 2015, qui sera l’année de la Chèvre (ou du Mouton ou du Bélier, on en reparlera), notamment parce que j’ai décidé de me remettre à l’apprentissage du mandarin !

Joyeuses fêtes 节日快乐  et bonne année 新年好 à tous !

Au plaisir de vous lire en 2015 .

[Lecture] Tête-bêche de LIU Yichang

J’ai lu ce roman dans le cadre du Club des Lectrices. Nous avions choisi le thème de l’Asie et il se trouve que c’est « Tête Bêche » (對倒) qui a recueilli le plus de voix – dont la mienne, car j’avais très envie de découvrir cet auteur chinois et de comprendre en quoi il avait inspiré le cinéaste Wong Kar Wai. Voici donc mon avis ( sans filet car je ne retrouve plus mes notes prises il y a quelques semaines !)tetebeche
L’œuvre de Liu Yichang (劉以鬯) aurait en effet influencé Wong Kar-wai pour son film « In the mood for love »…  Peut -être mais personnellement, je n’ai pas trouvé de points communs entre les deux oeuvres – à part la ville de Hong Kong.

Il n’y a pas d’intrigue dans « Tête Bêche ». D’ailleurs le pitch nous avait prévenus : « Un homme, une femme. Il est vieux, elle est jeune. Ils parcourent les mêmes lieux, croisent les mêmes personnes, sans jamais se rencontrer. Lui est habité par le passé, ses souvenirs heureux à Shanghai. Elle est une jeune écervelée qui s’éveille à la sensualité, aspire à être regardée, adulée. Hong-Kong est leur miroir. Ce Hong-Kong des années soixante, en pleine mutation, jungle de gratte-ciel où règne l’insécurité.
Ce roman novateur, à l’écriture musicale, met l’accent sur l’explosion sensorielle des différents langages : celui des corps, de la ville, de la lumière, du temps, des désirs et du rêve. »

L’auteur nous emmène en promenade dans le port des parfums, mais aussi en voyage dans la tête de deux individus que tout sépare sur le papier, mais que les sensations, ressentis et les « aventures » qu’ils vivent les rapprochent… Correspondances, affinités électives, hasard, autant de thèmes abordés par Liu Yichang.

L’écrivain de 95 ans (né à Shanghai en 1918) arrive aussi bien à nous intéresser à son héros fatigué, solitaire et âgé qu’à sa jeune héroïne rêveuse, paresseuse et tourmentée par ses désirs naissants.

Il ne faudrait pas oublier le dernier « personnage » de ce roman : la  ville de Hong Kong. On a l’impression d’y être… je me souviens que j’avais noté les noms de quartiers et des stars chinoises présents dans le roman.  (Fait amusant : Alain Delon y est cité plusieurs fois comme parangon de beauté masculine.)

« Tête Bêche » est une lecture singulière, empreinte d’un style assez unique (alternant descriptions précises, pensées et sensations des personnages, mais aussi dialogues du quotidien.)

Je vous recommande ce roman : c’est une lecture dépaysante, facile et assez apaisante, même si on y trouve de la mélancolie et de la nostalgie.

En savoir plus sur l’auteurAVT_Yichang-Liu_8835

Liu Yichang (lien vers Babelio.com)

Résumé de l’éditeur

«Tête-bêche est un terme français utilisé en philatélie pour désigner deux timbres reliés entre eux et imprimés en sens inverse l’un de l’autre. Pour moi, tête-bêche, c’est aussi l’intersection des temps.» Un homme, une femme. Il est vieux, elle est jeune. Ils parcourent les mêmes lieux, croisent les mêmes personnes, sans jamais se rencontrer. Lui est habité par le passé, ses souvenirs heureux à Shanghai. Elle est une jeune écervelée qui s’éveille à la sensualité, aspire à être regardée, adulée. Hong-Kong est leur miroir. Ce Hong-Kong des années soixante, en pleine mutation, jungle de gratte-ciel où règne l’insécurité. (Philippe Picquier)

[Rétrospective ] PORTRAITS DE FEMMES DANS LE CINÉMA CHINOIS à la Cinémathèque française

Précédant de quelques jours, le festival de films chinois SHADOWS,la rétrospective « Portraits de femmes dans le cinéma chinois » à la Cinémathèque Française a commencé le 19 novembre dernier. Un cycle qui s’achèvera le 30 novembre. prochain.extrait de The Master de Wong Kar Wai, avec Zhang Ziyi

Présentation officielle du cycle : « À l’occasion de la commémoration de la naissance des relations diplomatiques entre la France et la Chine, on découvrira toute l’histoire du cinéma chinois à travers la production de films mettant en valeur des personnages féminins particuliers : du mélodrame fabriqué dans les studios de Shanghai en passant par les épopées produites à Pékin après la Révolution (Le détachement féminin rouge) puis le retour d’un réalisme plus âpre dans les années 1990 avec les œuvres des cinéastes de la cinquième génération (Une femme chinoise). On fera aussi un détour par le cinéma hongkongais oscillant entre la fantaisie nostalgique (Héroïne des années 20), le portrait mélancolique (Center Stage) et l’observation fine et subtile (Une vie simple). »

Un sujet qui m’inspire drôlement car j’ai rédigé mon mémoire de LEA sur les femmes chinoises, et j’avais eu recours à quelques œuvres cinématographiques pour étayer mes propos.

Parmi la programmation quelques bons films (incontournables ? Déjà vus ?) à voir à mon avis :

  • A commencer par le classique « La Divine »(Shen nu) ayant pour héroïne Ruan Lingyu, la star du cinéma chinois des années 30 . Je vous parlais de ce film muet, rarement diffusé en ciné-concert .
  • « Center Stage » de Stanley Kwan avec Maggie Cheung , biographie filmée et romancée de Ruan Lingyu. Très beau film, sensible, et bonne interprétation de Maggie Cheung.
  • « Epouses et concubines » de Zhang Yimou avec Gong Li. Il y a très souvent ( toujours ?) de beaux portraits de femmes dans les films de Zhang Yimou. Je pense notamment au personnage de Gong Li dans « Vivre ! » (活着,Huozhe).
    Il n’est donc pas étonnant que Qiu Ju, une femme chinoise de Zhang Yimou soit également au programme de ce cycle. Gong Li avait remporté le prix d’interprétation féminine au Festival de Venise en 1992 pour ce rôle de femme courageuse.
The Story of Qiu Ju

The Story of Qiu Ju (Photo credit: Wikipedia)

  • « Une vie simple  » par la réalisatrice Ann Hui… Mon coup de cœur ! Avec Andy Lau. Le rôle principal est interprété par Deanie Ip : l’actrice a reçu la Coppa Volpi de la meilleure actrice pour sa performance. Retrouvez ma critique et présentation du film ici.
  • « The Grandmaster » de Wong Kar Wai, (一代宗师, Yi Dai Zong Shi) .C’est un film très esthétique. Je l’ai vu lors du festival de Deauville Asia( festival qui est supprimé cette année, mais on en reparlera, ce n’est pas le lieu.). Mon avis est là.

Le reste de mes réflexions est ici : http://www.legenoudeclaire.com/?p=23324

Programme complet et informations sur le site de la Cinémathèque : http://www.cinematheque.fr/fr/dans-salles/hommages-retrospectives/fiche-cycle/portraits-femmes-dans-cinema-chinois,597.html

[flashback] Le Festival du Cinéma Chinois de Paris

LE FESTIVAL D 巴黎中国电影节) a eu lieu du 4 au 18 novembre 2014.

Comme pour les précédentes éditions (je vous parlais de celle de 2012 et de celle de 2010), des réalisateurs, acteurs et producteurs chinois viendront à Paris pour participer à cet événement. j’ai tout loupé cette année, mais voici en résumé ce qu’on pouvait y voir ! J’espère être disponible pour la prochaine édition

Parmi les temps forts , il y avait un cycle sur l’Opéra de Pékin.

Et  un hommage à Wu Tianming ( le Roi des masques, Full circle) , acteur-réalisateur décédé en mars dernier.

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J’avais eu l’occasion de le rencontrer au Forum des images quelques semaines avant son décès pour le film « Full circle » que je vous recommande. Le film « La Vie »a été projeté en présence de la fille de Wu Tianming.

Pour en savoir plus, cliquez ici : Hommage à WU TIANMING (1939 – 2014)

Le 11 novembre, c’est la fête des amoureux en Chine et un cycle spécial de films d’amour sera organisé.

Au total, 50 films ont été proposés.

Plus d’information :

Site du festival : www.festivalducinemachinoisdeparis.com

D’autres informations ici : www.chinesefilmfestival.fr

Quelques suggestions de littérature chinoise contemporaine

Pour Le club des lectrices, nous avons dressé une liste de livres en provenance de Chine.

– Quatre livres de Yan Lianke
– Beijing coma de Ma Jian
– Trois soeurs de Bi Feiyu
– Love in a fallen city de Eileen Chang

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Je suis en train de terminer la lecture de « Tête-bêche » de Liu Yichang (1972), le roman que nous avons choisi. Ce livre qui a inspiré ( mais de loin) « In the Mood For Love » de Wong Kar-wai . Un roman atypique, sans réelle intrigue…Un peu de patience, je vous en ferai le compte-rendu plus tard sur ce blog !

J’enchaînerai certainement avec « Les Aveugles » de Bi Feiyu – en attendant son hypothétique sortie au cinéma !

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Voici l’affiche des « Aveugles » (Blind Massage in English), le nouveau film signé Lou Ye  en attendant… On en reparle bientôt, enfin j’espère ! Cela devrait nous changer de films noir et polar comme « Black coal ».

Shadows, le Festival du cinéma indépendant chinois, édition 2014

Shadows est un festival consacré au cinéma chinois, indépendant ou underground (en mandarin, cinéma se dit ombres électriques…).

Ce festival est l’occasion de voir des œuvres rares, indépendantes, films de tous genres – fiction, documentaire, animation et expérimental… une quinzaine de bobines sera présentée au total. Il y aura aussi des rencontres et des débats.
Comme les années précédentes, rendez-vous à Paris, fin novembre, au Studio des Ursulines.

©Maël Boutin – www.mael-boutin.com

 

 

Bande annonce :

  • Pour en savoir plus :

FESTIVAL SHADOWS 中国独立电影

Cinéma indépendant chinois
Studio des Ursulines
10, rue des Ursulines
75005 Paris
RER: Luxembourg

 

 

Via le genoudeclaire :

Shadows, le Festival du cinéma indépendant chinois, édition 2014.

Avis de lecture : « Voguant vers l’avenir lumineux » de Fan Tong

J’ai reçu, dans le cadre de Masse critique de Babelio , »Voguant vers l’avenir lumineux ».
Le titre m’intriguait, le lieu de l’histoire, Hong Kong, m’attirait. D’autant plus qu’il me semblait que l’auteur évoquerait l’année 1967 et la tentative de révolution communiste.
Drôle d’écho à la révolution des parapluies qui se déroule actuellement dans l’ancienne concession britannique, « le port des parfums ».

 

J’ai appris en lisant une autre critique que Fan Tong était le pseudonyme de François Boucher, ancien assistant parlementaire, journaliste et auteur de polars dont le héros s’appelle le commissaire Wang.

(Je note la référence pour  plus tard, peut-être serai- je plus convaincue que par ce court roman.D’ailleurs on doit suggérer un polar comme prochain electure commune dans mon club de lecture…)

On sent que l’auteur a vécu en Chine (en fait il y réside depuis  20 ans), il décrit bien le quartier de Wan Chai – un plan du district est d’ailleurs présenté en introduction.

Mais tout m’a semblé superficiel. Je n’ai pas vraiment réussi à rentrer dans cette lecture, ni à éprouver de la sympathie pour les personnages… Cependant j’ai bien aimé le personnage de Roger, marchand d’armes en quête de rédemption, et  j’ai bien compris la détresse de  la jeune terroriste Siu Fung /Hung Kei.

Le personnage du flic frustré est juste détestable. Peut-être que je ne suis pas rentrée en empathie avec les personnages parce que  l’ouvrage est court ? (130 pages,  30 chapitres ). Je n’ai pas trop aimé la résolution de l’intrigue.

Le style est assez atypique, souvent trivial, parfois plus soutenu…

Pour information, le titre plutôt poétique vient d’un discours de Mao promettant un avenir lumineux, texte que vous trouverez en version bilingue en guise de préface.

Au final, comme vous l’aurez compris, mon avis est plutôt mitigé sur ce roman qui n’est sans intérêt mais qui n’est pas parvenu à me convaincre totalement. J’essaierai peut-être les enquêtes du commissaire Wang.

Un grand merci à Babelio et aux éditions du Non-agir , sans qui je n’aurai probalement jamais découvert ce livre.

[Interview] Raymond Delambre à propos de Wang Bing à l’occasion de « Wang Bing – Jaime Rosales, Cinéastes en correspondance »

Voici une interview de Raymond Delambre, auteur et lauréat du prix Cinéma au Bal de Paris 2013, réalisée par Oushinet (le plus grand groupe de presse chinois en Europe). Les premières secondes sont en mandarin, le reste dans la langue de Molière.

Cliquez ici :

http://video.oushinet.com/html/channel2/201405/1817.html

Dans cette courte vidéo, le lauréat du prix Cinéma au Bal de Paris nous parle de l’œuvre du cinéaste Wang Bing (王兵 ) à l’occasion d’une exposition organisée au Centre Pompidou : « Wang Bing – Jaime Rosales, Cinéastes en correspondance » (lien sur cette exposition passée).

Wang Bing (via Allociné © Ad vitam)

On pouvait y voir des installations vidéo de Wang Bing (dont Crude Oil, 14 heures de film tourné dans un site d’extraction de pétrole), ses photographies et l’intégrale de ses films (Les Trois Sœurs du Yunnan, A l’ouest des rails, le Fossé... )
L’occasion d’en apprendre un peu plus sur Wang Bing, artiste hors normes et sans concession.

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Claire Fayau, 2011
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