Un documentaire édifiant sur les étudiants chinois en France

Ce soir,  je vous propose de faire un retour sur le reportage d’Envoyé spécial :

Etudiants chinois : faut-il revoir la copie ? (Un reportage de Véronique Blanc et Emmanuel Beke)

 

Le  pitch :

Tentatives de corruption pour achat de diplômes, pots-de-vin versés contre inscriptions, l’an dernier, la faculté de Toulon a été éclaboussée par un scandale.

Au centre de la polémique, des étudiants chinois prêts à débourser d’importantes sommes d’argent pour pouvoir s’inscrire en faculté et le Président de l’université en personne, aujourd’hui révoqué de la fonction publique pour irrégularités. Ces trafics existent dans d’autres universités en France. Envoyé spécial propose une enquête exclusive.
Qui sont ces étudiants chinois qui cherchent à entrer dans nos facultés et écoles ? Pourquoi viennent-ils ? Cette année, ils sont plus de 21 000, les plus nombreux après les étudiants marocains. Pourquoi leur nombre a-t-il doublé depuis 2003 ? Voyage en Chine et en France dans les coulisses de ce trafic.

Ce  phénomène me passionne depuis de nombreuses années : les jeunes Chinois qui viennent étudier en France après l’équivalent du baccalauréat, le gaokao.Les parents  (et parfois les grands-parents ) s’endettant pour leur enfant unique. Dans le documentaire, on apprend que les parents d’une jeune fille de classe moyenne  vont sacrifier deux ans de salaire pour la première année d’études en France. Mais où va l’argent? Pourquoi les universités françaises ?

La France, une destination parfois choisie par défaut par des étudiants qui n’ont pas appris la langue avant de passer leur gaokao.En effet, la France accueillerait les « mauvais » étudiants chinois, ceux qui ne peuvent pas accéder aux universités chinoises les plus prestigieuses. Dans le documentaire, on relativise, certains ont le niveau et choisissent une université française autrement que par dépit. Pour renforcer cette idée, je me souviens que certains étudiants m’avaient confié qu’ils auraient préféré partir aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, et que la France était leur second choix. Mais encore une fois, il ne faut pas généraliser.

Déjà, lors de mon passage en Chine, je savais qu’il existait des structures au sein de l’Alliance Française pour faciliter le départ des étudiants dans des universités. J’avais aussi appris le rôle joué par la diplomatie française, la sélection par les tests de langue et l’entretien de motivation…Et aussi eu plus d’informations sur les intermédiaires, français ou chinois,  qui « exploitent » cette demande croissante d’étudier en France.

Personnellement, après avoir étudié avec des étudiants chinois en LEA, j’ai découvert lors de mes études qu’il y avait des classes de FLE réservées aux étudiants chinois dans mon université, et que leur nombre était exponentiel.

Par la suite, j’ai moi-même été contactée pour donner des cours de Français Langue Étrangère à des groupes d’étudiants chinois de différents niveaux (dans une autre université, qui fait d’ailleurs l’objet du reportage, hmm). Et  il ne s’agissait pas de petits groupes.

Pour un organisme en France, j’ai corrigé des tests de langues pour évaluer le niveau d’étudiants chinois (et d’autres nationalités); enfin lors de ma dernière mission, dans le cadre de l’éducation nationale, j’étais chargée d’aider à la bonne intégration d’étudiants chinois, tout en leur prodiguant des cours de Français Langue Étrangère.

Donc pour moi, rien de bien nouveau : tests pas toujours adaptés pour cause de sur-préparation et de triche via internet, paiement d’intermédiaires en Chine et sur place ( 4500 euros pour  être accepté  dans une université , pour l’intermédiaire étudiant et les professeurs!)

L’investigation était très poussée et permet de faire le point.Enfin, cette émission raconte le dénouement de certaines affaires de corruption.

N’hésitez donc pas à visionner le documentaire en replay  sur le site d’Envoyé spécial.

Revue de web fournie sur le site d’Envoyé spécial

 

Liberation.fr 02/02/2011
Paris-XIII dupée par des étudiants chinois
L’université, qui s’est aperçue que ces nouveaux inscrits n’avaient pas le niveau de français requis et avaient eu l’appui d’un réseau, porte plainte pour trafic d’influence et escroquerie.
Lire l’article
Le figaro.fr 11/11/2010
Des circuits opaques d’inscription en fac ont prospéré, profitant de l’augmentation du nombre des étudiants chinois en France.
Lire l’article
Les echos.fr 12/11/2010
Etudiants chinois en France : nouvelle affaire de corruption
Lire l’article
Le point.fr 16/04/2009
De faux diplômes français pour des étudiants chinois ?
Selon la justice, quatre ou cinq universités pourraient être concernées par un vaste trafic de faux diplômes.
Lire l’article
France 2 01/11/2010
Rapport sur les étudiants chinois en France : la France accueillerait les mauvais étudiants chinois, ceux qui ne peuvent pas accéder aux universités chinoises.
Voir le reportage

1 commentaire (+ vous participez ?)

  1. Sun
    Jan 20, 2016 @ 13:57:03

    Bonjour,
    Merci pour ce documentaire qui m’aide à trouver plusieurs articles intéressantes.
    Pouvez vous parler un peu plus sur des Images, stéréotypes ou nouvelles représentations circulent dans la presse française vis-à-vis des étudiants chinois ?
    plutôt positif ou négatif. Merci pour votre interaction.
    Cordialement

    Répondre

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Claire Fayau, 2011
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